Carnet ouvert avec la phrase « Merci pour les roses, merci pour les épines » écrite à la main, illustrant un moment d’introspection et de gratitude pour Lughnasadh.

Lughnasadh 2026 : un temps de reconnaissance envers soi-même

Le 31 juillet au coucher du soleil, nous entrons dans Lughnasadh, aussi appelé Lughnasad ou Lammas, l’un des huit sabbats qui rythment la Roue de l’Année. C’est un moment de pause pour reconnaître ce qui, dans nos vies, commence à porter ses fruits et un exercice de gratitude à pratiquer en une dizaine de minutes.

Issu des traditions celtiques et réinterprété dans les pratiques néopaïennes actuelles, Lughnasadh marque le début des premières récoltes. C’est le moment où la nature commence à offrir les fruits de tout ce qui a été semé, cultivé et patiemment nourri au fil des mois.
Mais cette célébration ne parle pas uniquement d’agriculture. Elle nous invite à faire une pause et à porter un regard sur notre propre chemin. Quels projets avons-nous lancés ? Quelles idées avons-nous osé concrétiser ? Quels liens avons-nous tissés ? Quels apprentissages avons-nous intégrés ? Qu’est-ce qui commence, aujourd’hui, à porter ses premiers fruits ?

Comme la nature, nous traversons des saisons. Il y a celles où nous semons, souvent avec enthousiasme, parfois avec doute. Puis viennent celles où nous entretenons patiemment ce que nous avons entrepris, sans toujours en percevoir les effets. Enfin arrive le temps des premières récoltes, celui où l’on prend conscience que chaque petit pas a contribué à construire quelque chose de plus grand.

Lughnasadh nous rappelle que toute récolte commence par une graine, et que tout ce qui grandit demande du temps, de la patience et de la confiance. C’est aussi une invitation à la gratitude. Avant de penser à ce qu’il nous reste à accomplir, prenons le temps de reconnaître le chemin déjà parcouru et de remercier tout ce qui nous a permis d’avancer.

Je comprends aujourd’hui, et j’en suis profondément reconnaissante, que tout ce que j’ai traversé m’a conduite là où je suis aujourd’hui. Certaines épreuves ont été difficiles, et je ne les aurais jamais choisies. Pourtant, avec le recul, je leur trouve un sens. Elles m’ont transformée, elles m’ont appris, elles m’ont amenée à emprunter un chemin que je n’aurais sans doute jamais imaginé. Cette réflexion me fait penser à cette phrase de Jean d’Ormesson : « Merci pour les roses, merci pour les épines. » Aujourd’hui, je crois que la gratitude ne se limite pas aux moments heureux. Elle consiste aussi à remercier les épreuves qui, malgré leur dureté, nous ont permis de grandir.

Un temps d’introspection

Installez-vous dans un endroit calme, avec un carnet et un stylo. Commencez par écrire dix choses pour lesquelles vous ressentez de la gratitude. Il peut s’agir d’une rencontre, d’un projet, d’une opportunité, d’une personne qui vous a soutenu, d’une prise de conscience, d’un apprentissage ou simplement d’un moment de bonheur vécu ces derniers mois.

Laissez votre cœur répondre avant votre mental. Poursuivez ensuite avec ces quelques questions :

• Quelles graines ai-je semées ces derniers mois ?

• Lesquelles commencent aujourd’hui à porter leurs premiers fruits ?

• Quels efforts puis-je reconnaître, même si la récolte n’est pas encore complète ?

• De quoi suis-je particulièrement fier ou fière ?

• Quelle qualité ai-je développée cette année ?

• Que vais-je continuer à nourrir jusqu’à l’automne ?

Relisez enfin vos réponses avec bienveillance. Comme dans la nature, chaque chose suit son propre rythme, certaines graines poussent rapidement, d’autres prennent plus de temps. L’essentiel est de continuer à les cultiver avec confiance. N’oubliez jamais que chaque récolte commence par une graine, et qu’aujourd’hui est peut-être le bon moment pour reconnaître celles qui commencent déjà à porter leurs fruits.