Pierre de sorcière trouée porte bonheur

Litha : célébrer l’été et les petits bonheurs simples

Le 21 juin marque ce jour le plus long de l’année, le solstice d’été, et dans les traditions païennes on le célèbre sous le nom de Litha, un sabbat placé sous le signe du soleil, de l’abondance, de la joie et de la vitalité.

Pour moi, Litha n’est pas forcément une histoire de grand rituel ou de cérémonie compliquée. C’est surtout une invitation à ralentir et à profiter de ce qui nous fait du bien. Prendre le temps d’aller marcher dans la nature, écouter de la musique, partager un repas avec ceux qu’on aime, danser dans son salon à n’importe quelle heure, regarder un coucher de soleil ou simplement s’accorder une journée sans obligation.

Si je devais vous proposer un petit rituel pour Litha, ce serait de vous rapprocher de l’eau. Aller au bord de la mer, d’une rivière ou d’un lac, retirer ses chaussures, sentir le sable ou les galets sous ses pieds, plonger, nager ou simplement écouter le bruit de l’eau. Il y a quelque chose d’apaisant et de profondément vivant dans ces moments-là.

Personnellement, je cherche des pierres de sorcière toute l’année, à chaque fois que je mets les pieds sur une plage, peu importe la saison. Mais il y a quelque chose dans cette période de l’été qui me donne encore plus envie de m’y consacrer.

La pierre de sorcière est un galet naturellement percé par l’eau et le temps. Depuis très longtemps, on lui attribue des vertus de protection et de chance. Certaines traditions racontent qu’elle permet de voir au-delà des apparences ou de repousser les énergies indésirables. Je ne sais pas si ces légendes sont vraies, mais ce que je sais, c’est que chercher une pierre de sorcière me met instantanément en joie. Mon regard quitte les préoccupations du quotidien pour se concentrer sur quelque chose de simple. Chaque galet devient une possibilité et lorsque j’en trouve une, ma journée est refaite.

Je crois même que c’est ma méditation à moi. J’ai vu passer un jour un réel du Muppet Show en train de chanter à tue-tête dans tous les sens avec cette légende : « Dans ma tête quand j’essaie de méditer. » Ça m’a fait rire parce que c’est exactement ça, quand j’essaie une méditation classique, mon esprit ressemble à une boule de flipper, ça part dans tous les sens, une pensée en chasse une autre et je finis souvent par penser à tout sauf à ma respiration.

Chercher une pierre de sorcière, c’est différent, ça me met dans une sorte de cocon. Je suis pleinement là, les yeux sur les galets, le bruit des vagues autour de moi, et pendant ce temps-là, tout le reste s’arrête. Quand j’en trouve une, je ressens immédiatement un apaisement, ces pierres me font du bien et j’aime les recevoir comme un petit signe des personnes qui me protègent de là où elles sont.

Peut-être que le véritable esprit de Litha est là finalement, dans ces instants où l’on ralentit suffisamment pour apprécier ce qui nous entoure, où l’on retrouve cette capacité presque enfantine à s’émerveiller des choses les plus simples, qu’il s’agisse d’un coucher de soleil, d’un repas partagé dehors ou d’un galet trouvé au hasard d’une promenade. Dans un monde qui passe de plus en plus de temps derrière des écrans et qui semble toujours pressé d’aller plus vite, Litha nous rappelle qu’il suffit parfois de remettre les pieds dans le sable, d’écouter l’eau couler et de laisser le soleil nous réchauffer la peau pour se sentir un peu plus vivant.

Alors pour ce solstice d’été, je vous souhaite des baignades, des rires partagés, des repas qui s’étirent jusqu’au coucher du soleil, de la musique, de la danse, et qui sait, peut-être une belle pierre de sorcière qui finira sa route au fond de votre poche.